Intenses activités du VPM, Christophe LUTUNDULA, en marge de la 77e Session ordinaire de l’Assemblée Générale des NU à New-York.

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À l’initiative du Secrétaire Général adjoint des Nations Unies, aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, le Vice-Premier ministre des affaires étrangères Christophe Lutundula Apala Pen’Apala a pris part à une réunion, le vendredi 23 septembre 2022 à New York, consacrées aux questions de paix et de sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Convoquée en marge de la 77e session de l’assemblée générale des Nations Unies, cette rencontre a également connu la participation des ministres des affaires étrangères des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC).

Après les exposés sur la paix et la situation sécuritaire dans la region des grands lacs, particulièrement dans l’est de la République Démocratique du Congo, brossée tour à tour par les hauts responsables des Nations Unies et le secrétariat exécutif de la SADC, prenant la parole, le Vice-Premier ministre Christophe Lutundula a, au nom du président de la République et du Gouvernement, remercié les Nations Unies et la SADC pour, dit-il, « l’attention particulière que vous portez sur la République Démocratique du Congo, depuis bientôt plus de 20 ans« .

« Je voudrais également m’incliner devant les sacrifices des soldats de la paix, africains et non africains, qui ont perdu la vie dans notre pays et qui ont démontré qu’il existe une réelle solidarité entre les peuples du monde« , a-t-il déclaré.

Revenant sur le discours prononcé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo le 20 septembre à la tribune des Nations Unies, le chef de la diplomatie congolaise indique qu’il n’y a rien à ajouter : « les problèmes épinglés par le secrétariat exécutif de la SADC constituent des indications sur l’agenda que nous devrions élaborer ensemble, SADC et Nations Unies, pour obtenir une solution efficace et durable à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC« , a souligné Christophe Lutundula Apala Pen’Apala.

« L’initiative de cette réunion, a-t-il indiqué, est très importante pour la RDC, parce que la situation n’a pas évolué comme nous l’aurions souhaité. Il est important de souligné, comme l’a dit le président de la République, que la question du retrait de la Monusco n’implique pas que la solution a été trouvée à la crise. Ça ne signifie pas que les Nations Unies n’ont plus rien à faire en RDC, notamment en matière de sécurité. Il faut éviter ce malentendu qui serait un malentendu très grave et très faux ».

« La République Démocratique du Congo se réjouit de cette initiative du fair que la SADC, à laquelle elle appartient, est pleinement consciente du rôle qu’elle doit jouer et de la nécessité de prévenir ce qui adviendrait à la suite du retrait de la MONUSCO », a soutenu le chef de la diplomatie congolaise.

L’après Monusco

Christophe Lutundula a fait savoir aux hauts responsables des Nations Unies et à ses homologues des pays membres de la SADC que le gouvernement congolais a proposé la réévaluation du mandat de la Monusco. « Il ne s’agit pas d’une décision qui veut dire que la RDC va décider seule. Nous ferons tout en concertation avec les responsables de la MONUSCO et, à travers eux, avec les responsables des Nations Unies« .

Pour le Vice-Premier ministre, comme l’ont aussi relevé ses homologues des pays de la SADC, « il est important que cette communauté soit, d’une manière ou une autre associée, à tout le moins être largement informée et contribue par ses conseils à la construction d’une nouvelle perspective de paix.

À ce propos, Christophe Lutundula a rappelé que « le gouvernement de la République Démocratique du Congo remercie les pays membres de la SADC qui ont exprimé sans équivoque, à travers différentes structures, l’engagement de cette communauté de « relayer la Monusco ».

Qui FIB?

À un moment donné, précise le chef de la diplomatie congolaise face à ses interlocuteurs, « nous nous sommes posés la question de savoir où est passé la brigade d’intervention rapide (FIB) de la MONUSCO. La réponse que personnellement j’avais reçue de la représentante spéciale [du secrétaire général des Nations Unies] ne m’a pas convaincu. Elle a donné des raisons vraies mais qui ne pouvaient pas expliquer que devant la gravité de la situation, qu’on ne puisse pas penser à remettre en service la FIB », a-t-il martelé.

Aujourd’hui, a affirmé le vice-Premier ministre Lutundula, « c’est avec satisfaction que nous notons une fois de plus que la SADC pense à redonner vie à la brigade d’intervention rapide. Nous souhaitons et nous demandons qu’au niveau des Nations Unies qu’il y ait la même préoccupation de remettre cette force qui, finalement, nous a permis en 2013 se respirer la paix« .

Quid processus de Nairobi?

Abordant la question relative à la poursuite du processus de Nairobi, dit Christophe Lutundula a apporté des précisions : « nous avons signé le 08 septembre le SOFA, le statut de la force régionale. Les officiers de l’état-major de la République Démocratique du Congo, qui commandent cette force régionale, ont signé aussi les règles d’engagement. Pour le moment,nous sommes dans le processus de déploiement effectif« .

Concernant le financement de cette force, le chef de la diplomatie congolaise a indiqué qu’on a déjà reçu une contribution du Sénégal et une autre de l’Angola. La Communauté d’Afrique de l’Est a décidé de créer un fonds spécial.

Au niveau de l’Union africaine, a-t-il ajouté, « le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA a prévu d’examiner la possibilité de mettre à contribution la facilité de paix de l’UA ainsi que la possibilité d’approcher nos partenaires dont les Nations Unies pour leur soumettre ce problème lié au financement de la force« .

Christophe Lutundula a également reconnu que « le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA a recommandé vivement qu’il y ait aussi la coordination entre tous les intervenants sur le terrain, comme l’a aussi souhaité la SADC aujourd’hui« .

Il faut noter que par rapport au processus politique, avance le chef de la diplomatie congolaise, « après les élections au Kenya et en Angola, qui ont fait que à un moment donné les activités de consultation politiques se sont ralenties, le président Tshisekedi a discuté avec le président Uhuru et le président Ruto, qui venait d’être investi, la possibilité de renforcer le processus politique avec les groupes armés et les chefs des communautés locales. Ça va se faire. D’ici le 15 octobre. Nous reprenons le processus de consultation politique avec ceux qui sont concernés« .

Quid du processus de Luanda?

Nous sommes maintenant dans l’étape de l’activation des mécanismes ad hoc de vérification. À ce sujet, a expliqué Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, le président Lourenço a communiqué les termes de référence de l’officier général angolais et des observateurs militaires angolais qui seront déployés à Goma.

« Il a été demandé que la RDC et le Rwanda désignent chacun un officier de liaison. En ce qui nous concerne, la semaine prochaine (semaine du 26 septembre au 02 octobre, ndlr), nous allons communiquer le nom de l’officier de liaison. Et maintenant que nous avons le processus électorale qui s’est terminé en Angola, certainement que la semaine prochaine, je vais proposer à mon collègue de l’Angola, j’ai discuté avec mon collègue du Rwanda Biruta ici, pour voir dans quelles mesures nous pouvons tenir une réunion d’évaluation tripartite« .

En ce qui concerne la réévaluation du mandat de la Monusco, a fait savoir Christophe Lutundula, le Premier ministre a communiqué à la représentante spéciale [du secrétaire général des Nations Unies, ndlr] que moi-même j’ai rencontrée avant de venir ici, que pour le moment du côté de la RDC, nous avons chargé une équipe technique pour évaluer la mise en œuvre de 18 piliers que nous avons considérés comme des paramètres devant nous guider à réaliser le programme de désengagement et le progrès réalisé par rapport à la réalisation de ce programme. Cette équipe est en train d’évaluer maintenant les 18 piliers ».

À partir de ce moment là, a-t-il annoncé, « nous allons nous retrouver avec l’équipe de la Monusco pour élaborer un agenda et se mettre d’accord sur la méthodologie, parce que ça doit bilatérale ».

Globalement, a souligné le chef de la diplomatie congolaise, « la philosophie c’est de redimensionner les piliers er les ambitions que nous avions au départ pour ne retenir que l’essentiel de ce que la Monusco devra faire encore étant donné qu’on va continuer le travail avec les agences traditionnelles des Nations Unies ».

Par exemple, a indiqué Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, pour les élections, « nous avons des programmes pour la sécurisation, les questions d’observation électorale… »

Pour terminer, le Vice-Premier ministre s’est adressé à son homologue de la Tanzanie concernant l’incident ayant causé morts d’hommes à Kasindi le dimanche 31 juillet dernier; « Ce qui est arrivé à Kasindi, nous avons été (le chef de l’État et le gouvernement) profondément bouleversés. Comme vous le savez, selon les règles qui sont en vigueur, nous avons fait confiance du côté de la Monusco et nous sommes certains que ça va nous permettre d’avoir une clarification. Le gouvernement remercie aussi la Tanzanie pour sa collaboration et son engagement à ce que nous puissions tous clarifier la situation par une enquête comme il se fait de manière à éviter cela à l’avenir ».

« Nous espérons que bientôt, nous allons respirer l’air de la paix », a conclu Christophe Lutundula Apala Pen’Apala après avoir remercié la SADC et les Nations Unies pour l’attention qu’elles portent sur la République Démocratique du Congo dans ces moments difficiles.

À New York, le chef de la diplomatie congolaise avait aussi eu quelques rencontres. Le jeudi 22 septembre, il s’est entretenu avec son homologue du Portugal, SEM João Cravinho, sur le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. Christophe Lutundula Apala Pen’Apala a aussi discuté avec son homologue de la Serbie, SEM Nicolas SELAKOVIC. Lors d’un tête-à-tête avec le ministre gabonais des affaires étrangères, SEM Michaël Moussa ADAMO, le vendredi 23 septembre, le chef de la diplomatie congolaise a obtenu le soutien du Gabon à la candidature d’un compatriote congolais à la CDC Afrique. Le Gabon a aussi communiqué à la RDC son soutien contre le régime de notification qui frappe le pays concernant l’acquisition des armes.

Cellule de communication

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