Dans un moment d’une clarté morale rare, Son Excellence Madame la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, aux côtés de la cheffe de la diplomatie congolaise, Son Excellence Madame Thérèse Kayikwamba Wagner, a transformé la tribune du Conseil de sécurité en un véritable bastion de la reddition de comptes. Présidant cette instance au nom de la République démocratique du Congo, elle n’a pas livré un simple discours ; elle a lancé un appel vibrant contre l’utilisation cynique des violences sexuelles comme arme de guerre. Avec la prestance d’une cheffe de Gouvernement et la conviction inébranlable d’une femme qui mesure l’ampleur des enjeux, elle a redéfini les termes du débat : ces atrocités ne sont pas des dommages collatéraux, mais un langage délibéré de la guerre, conçu pour terroriser, déplacer et déstructurer des communautés entières. En plaçant la dignité des survivantes au cœur de l’agenda paix et sécurité, la Première ministre de la RD Congo a tracé une ligne rouge, martelant qu’aucune paix viable ne saurait être édifiée sur les ruines de l’impunité.
L’intervention de Madame Judith Suminwa fut une démonstration magistrale de la transformation d’une tragédie nationale en stratégie globale. Elle a mis en avant les mécanismes innovants de la RDC notamment le FONAREV et les centres intégrés multisectoriels comme des modèles de réponse centrée sur les victimes, allant bien au-delà des simples déclarations. Mais elle fut tout aussi incisive dans sa critique, alertant sur le fait que les coupes budgétaires dans les soins de santé, l’aide juridique et le soutien psychosocial ne sont pas des ajustements techniques, mais des atteintes directes à la crédibilité des engagements onusiens. Son plaidoyer a été holistique : garantir l’état civil des enfants nés de viols, démanteler les économies illicites qui alimentent ces crimes, et tenir responsables non seulement les exécutants, mais aussi leurs commanditaires et financiers. Elle a rappelé avec force que la prévention exige de s’attaquer aux systèmes de pouvoir qui rendent ces violences possibles.
Alors que la RDC imprime sa marque à la présidence du Conseil, la Première Ministre, habilement épaulée par Madame Thérèse Kayikwamba Wagner, a fermement ancré la lutte contre les violences sexuelles comme un pilier incontournable de la paix durable. Elle a souligné avec une lucidité poignante que 25 ans après la résolution 1325, la communauté internationale doit impérativement passer des promesses aux résultats tangibles, où l’accès à la justice est aussi immédiat que l’aide humanitaire. Son leadership signale l’avènement d’un nouveau paradigme : les ressources naturelles ne doivent jamais être extraites au prix de la dignité humaine, et la prospérité économique ne peut prospérer sur la souffrance des populations. En plaçant la voix des survivantes au centre des délibérations, la RDC n’a pas seulement honoré son passé douloureux ; elle a forgé un héritage de courage qui contraint la communauté internationale à répondre à ses obligations avec la même détermination.
La Cellule Comm